1885 -Rixe, cheval emporté, chemin de fer, lettre du Texas.

Rixe. — Hier soir,  vers 7 heures, sur la place Franklin, deux jeunes gars se sont battus ; ils ne tardèrent pas à être entourés d’un cercle serré de curieux, avides d’assister à ce tournoi. Lorsque un d’eux eut reçu son compte, il s’empressa d’abandonner le champ de bataille pendant que le vainqueur, pour célébrer sa victoire, se mit à entonner le chant du coq.

Cheval emporté. — Hier matin, le cheval attelé à une voiture de citadine stationnée devant la gare, s’est subitement emporté, pendant que le cocher procédait au nettoyage. Le cheval dans sa course folle,  est allé se heurter contre la grille ; il s’est fait des blessures assez graves et la voiture a été considérablement endommagée.

Chemin de fer. — Des tentatives de déraillements avaient eu lieu, le 17 avril dernier, à Cernay et à Wesserling, où l’on avait dérangé les aiguilles et placé des pierres sur la voie.

L’administration des chemins de fer a promis une récompense de 200 m. à celui ou à ceux qui pourraient lui fournir des indications nécessaires permettant de découvrir les auteurs de ces criminelles tentatives.

Lettre du Texas. — L’extrait suivant d’une lettre écrite par un jeune agriculteur alsacien, établi depuis quelques semaines au Texas, intéressera certainement plus d’un de nos lecteurs:

Henrietta Clay C°, Texas, le 11 avril:

… Voilà quatre semaines que je suis dans le Texas, à Henrietta sur la frontière du territoire indien.  Les sauvages ne sont pas si féroces qu’on veut bien le croire ; je crois même que dans notre pays, il y a des gens moins civilisés qu’eux.

L’hiver à été très rude dans ce pays, et on ne se souvient pas de mémoire d’homme d’en avoir vu un pareil. Les éleveurs de bétail ont supporté de grandes pertes ;  beaucoup ont perdus la moitié de leur fortune.

C’est un bien beau pays par ici ; le blé, le maïs, l’orge, l’avoine, la vigne, tous les arbres fruitiers y viennent très bien. Les trèfles toutefois ne viennent pas là où on irrigue pas. C’est à peu près le même climat qu’en Algérie, qui se trouve sur la même latitude que le Texas. On ne laboure guère encore où je suis ; tout se réduit à l’élevage du bétail. Cependant, le pays commence à se peupler et la culture occupera bientôt ce pays tout aussi bien que le Sud.

Je n’ai pas encore été à la ferme  « Richard Ring » dont parle l’Express, mais j’en ai vu de plus grandes que celle-là ; Une ferme de 800,000 à un million d’acres (1) est plus commune dans le Colorado et dans le Texas, que les fermes de 400 à 500 hectares en France.

F.S

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A propos wurtzele1

Généalogiste amateur intéressé par l'histoire de l’Alsace et des alsaciens , qui par le biais de son blog, cherche à interpeller des cousins qui s'ignorent :-)
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