1885 – Scène regrettable, espèce ovine,

Scène regrettable. — Dimanche dernier, à l’auberge « Au loup », sise chaussée de Dornach, 115, s’est passé une scène regrettable, qui est racontée par M.  W. Grötz qui tient cette auberge de la façon suivante:

« Un certain nombre de clients étaient tranquillement attablés quand, tout à coup, deux sous-officiers et un caporal, un peu gai entrèrent chez moi. Ces messieurs dans leur conversation animée, se mirent aussi à parler avec les civils, de telle sorte qu’il en résulta bientôt un vif échange de paroles. Je me vis donc autorisé à m’interposer et à inviter aux assistants au calme.  Messieurs les sous-officiers, cependant, ne voulurent point céder et c’est alors que je les invitai encore une fois, soit à rester tranquilles, soit à quitter l’établissement. A ces mots, Messieurs les sous-officiers abaissèrent sous le menton les chaines écailleuses (de leur casque) et le Caporal dégaina dans mon auberge. Je n’en ouvris pas moins la porte et leur ordonna de s’éloigner ; mais lorsque le caporal fut sous la porte, il m’asséna sur la tête un coup qui me fit chanceler.

« Quelques uns des assistants voulurent se porter à mon secours et se précipiter sur les soldats ; cependant, d’après ce que j’ai appris, les soldats on reçu quelques coups de la part des clients qui avaient sautés dehors. Dès lors dans l’auberge tout est entré dans le calme.

« Mais bientôt il entra quelqu’un qui vint dire que les sous-officiers revenaient ; Là-dessus, je fermai la porte à clef et dis à mes clients que je ne me souciais pas d’avoir une seconde édition de cette scène.

Tout à coup, on frappe à la porte, et on enfonce les fenêtres, par lesquelles on entre; des soldats, l’arme au bras, entrent aussi par la porte de derrière et dirigent leurs fusils sur deux clients qui étaient restés. Je me suis caché, c’est vrai; mais que pouvait-on faire de mieux? chacun cherchait à sauver sa vie. Même à ma femme et ma fille, les soldats on mis les bayonnettes sur la poitrine ; ils ont tout brisé et poursuivis les fuyards jusque dans la rue. Les femmes criaient « Mordio ! » lorsque les sous-officiers commandèrent « feu! »

« Voilà comment s’est passée toute l’histoire ! »

Espèce bovine. — Hier, à midi, un magnifique troupeau de moutons, que traversa notre ville, attirait l’attention du public.

Dans ce troupeau, se trouvait quelques béliers mérinos, bien plus grands que les brebis et constituant de magnifiques bêtes. Ces moutons venaient de Munich et étaient destinés à nos bouchers.

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A propos wurtzele1

Généalogiste amateur intéressé par l'histoire de l’Alsace et des alsaciens , qui par le biais de son blog, cherche à interpeller des cousins qui s'ignorent :-)
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